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Les actualités

Du groupe ALFA

Actualité – ALFA contribue à optimiser les indications d’allogreffe de cellules souche hématopoïétiques (HSCT) en première rémission dans les LAM.

Le 17/03/2021

Dans deux études récentes conduites respectivement chez les sujets âgés et chez les sujets jeunes atteints de LAM, le groupe ALFA propose d’améliorer les indications de greffe de CSH allogéniques en première rémission, en tirant partie de l’ensemble des informations disponibles sur les patients et leurs maladies, et en particulier des profils mutationnels.

A l’heure actuelle, ces indications reposent sur la classification de risque 2017 de l’European LeukemiaNet (ELN), qui prend en compte les résultats de la cytogénétique conventionnelle et les mutations de 6 gènes (NPM1, CEBPA, FLT3, ASXL1, RUNX1 et TP53). Dans les sous-types favorables, tels que les LAM de type CBF (core binding factor) ou avec mutation du gène NPM1, les niveaux de maladie résiduelle mesurable (MRD) après induction et/ou consolidation peuvent également participer à cette importante décision thérapeutique : greffe ou pas greffe ?

LAM du sujet âgé

Dans un premier article paru en Mai 2020 dans Blood Advances, C. Gardin et coll. ont étudié l’incidence et l’impact pronostique de la présence de mutations qualifiées de « secondary AML-like (sAML-like) » décrites par R. Coleman Lindsley et coll., qui incluent non seulement les mutations du gène ASXL1, mais aussi celles des gènes SRSF2, SF3B1, U2AF1, ZRSR2, EZH2, BCOR et STAG2. De manière intéressante, cette définition moléculaire permet de qualifier de « LAM secondaire » pas loin de la moitié des LAM des sujets âgés de 60 ans et plus inclus dans l’étude ALFA-1200 (48% de la cohorte totale, 38% du sous-groupe intermédiaire de l’ELN-2017), quand bien même seulement 15% présentaient des antécédents hématologiques connus. Dans le sous-groupe intermédiaire de l’ELN-2017, la présence de mutations de type sAML-like permet de distinguer un groupe dont le devenir est proche du sous-groupe ELN-défavorable alors que les patients qui ne présentent pas ce type de mutations ont une survie sans événement proche de celle observée dans le sous-groupe ELN-favorable (Figure A). En termes de survie globale, l’allogreffe de CSH allogénique en première rémission profite au premier sous-ensemble (défavorables + intermédiaires sAML+) et non au second (favorables + intermédiaires sAML-).     

LAM du sujet jeune

Dans une seconde publication plus récente parue dans Blood en Janvier 2021 et se basant sur l’étude ALFA-0702, L. Fenwarth, R. Itzykson et coll. ont enrichi la classification ELN-2017 en intégrant les items d’une Knowledge Bank, publiée en 2017 par M. Gerstund et coll., ainsi que les niveaux de MRD-NPM1 dans le sous-groupe des LAM avec mutation du gène NPM1. Le résultat important est que cette intégration améliore significativement la valeur pronostique de la classification ELN-2017, et qu’une combinaison des deux scores (ELN-2017 + KB) est associée à une valeur prédictive impressionnante de l’effet de l’allogreffe en première rémission. Même si cette approche combinée nécessite d’être validée dans d’autres études prospectives, il est frappant de voir à quel point l’allogreffe en première rémission peut bénéficier à environ 50% des patients et s’avérer délétère pour les 50% restant (Figure B).    

 

L'Institut Carnot OPALE, dédié à la recherche partenariale sur les leucémies

Le 10/01/2020

Le nouvel Institut Carnot OPALE fédère la recherche partenariale française sur la leucémie 

L'institut Carnot OPALE, nouvellement créé, réunit l'essentiel des équipes de recherche et développement françaises sur la leucémie et les maladies apparentées. Ce qui en fait le partenaire de référence des industriels de la santé pour la mise au point de solutions innovantes destinées au diagnostic, au traitement et au suivi des patients. 

Les leucémies et maladies apparentées représentent ensemble le cancer du sang le plus mortel. Leur incidence est en forte augmentation, et elles affectent aujourd'hui 2,3 millions de patients dans le monde. Elles sont aussi le premier cancer de l'enfant. 

L'institut Carnot OPALE (Organisation pour la Recherche Partenariale dans les Leucémies) structure l'ensemble des capacités de recherche partenariale précliniques et cliniques françaises, afin de présenter une offre de R&D complète aux industriels du secteur. Opale fait partie des 39 Instituts Carnot labellisés en février 2020 par le ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, pour une période de 4 ans. 

L'institut, membre de l'Association des instituts Carnot et du consortium FINDMED, partenaire de la recherche des PME du médicament, réunit 17 unités de recherche, 7 groupes coopérateurs et 4 plateformes de développement1, qui couvrent l'ensemble de la chaîne de R&D et de valorisation médicale et industrielle. 

Les axes de recherche fondamentale, translationnelle et clinique de l'Institut incluent : 
• La découverte de nouvelles cibles thérapeutiques 
• Le développement de nouveaux médicaments, dont les thérapies cellulaires et géniques 
• Le diagnostic et les soins hospitaliers 
• Les essais cliniques 
• Le suivi à long terme en vie réelle 
• L'incubation de startups 

L'objectif ultime d'OPALE, qui réunit 692 personnels de recherche (en équivalents temps plein) et réalise 7,2 millions d'euros de recherche partenariale, est de définir de nouveaux traitements curatifs, moins toxiques, administrables en ambulatoire et financièrement viables pour l'ensemble des patients atteints de leucémies dans les dix ans à venir. 

Site internet : https://www.opale.org 


Les entités d'OPALE : 

- Groupes coopérateurs de recherche clinique : 
• The Organization for Partnerships in Leukemia (OPALE) 
• Acute Leukemia French Association (ALFA), 
• Group for Research on Adult Acute Lymphoblastic Leukemia (GRAALL), 
• French Innovative Leukemia Organization, (FILO), 
• Groupe Francophone des Myélodysplasies (GFM), 
• French Intergroup Myeloproliferative Disorders (FIM), 
• Société Française de Lutte contre les Cancers et Leucémies de l'Enfant et de l'Adolescent (SFCE), 

- Unités de recherche : 
• Centre National de Médecine de Précision sur les Leucémies THEMA (UMR-944, UMR-1131, UMR-1160, UMR-976, EA-3518, Institut de Recherche Saint-Louis, Université de Paris), 
• Centre de Recherche en Cancérologie de Marseille (UMR-1068 ; Institut Paoli-Calmettes, Université Aix-Marseille), 
• Centre de Recherche en Cancérologie de Toulouse (UMR-1037 ; Oncopôle, Université de Toulouse III), 
• Université de Bourgogne Franche-Comté (UMR-1098 ; Besançon), 
• Institut de Radiobiologie Cellulaire et Moléculaire (UMR-1274, CEA Fontenay-aux-Roses), 
• Institut IDMIT (UMR-1184 ; CEA Fontenay-aux-Roses), 
• Institut Cochin (UMR-1016 ; Université de Paris), 
• Gustave Roussy (UMR-1170 ; Université Paris Saclay) 
• Centre de Recherche Saint-Antoine (UMR-938 ; Sorbonne Université), 
• Centre de Recherche Jean-Pierre Aubert (UMR-1172 ; Université de Lille), 
• Centre Méditérranéen de Médecine Moléculaire (INSERM-1065 ; Université Nice Cote d'Azur), 
• Université de Bordeaux (UMR-1035), 
• Université de Tours (ERL7501 LNOX), 

- Plateformes de développement : 
• Plateforme Meary de Thérapie Cellulaire et Génique / CIC-BT (Paris Saint-Louis), 
• Plateforme de Thérapie Cellulaire et Génique / CIC-BT (Marseille IPC), 
• Plateforme Meary de R&D Génomique et Bioinformatique (Paris Saint-Louis), 


Contacts : 
Hervé Dombret/ Professeur à l'Institut de Recherche Saint-Louis, Hôpital Saint-Louis (AP-HP), Président d'OPALE 

Pascal Deschaseaux/ Directeur Général d'OPALE

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